16 décembre 2014

Le Jeep Wrangler se civilise

Depuis quelques années, le Wrangler adopte le moteur phare du constructeur, le V6 Pentastar de 3,6 litres, ce dernier développant 285 chevaux pour un couple de 260 lb-pi. Adoptée en 2012, cette mécanique est plus puissante et permet des prestations plus intéressantes que par le passé. La consommation de carburant est aussi plus raisonnable, 12,7 l/100 km en moyenne. Bien entendu, une boîte manuelle est offerte de série et permet de marier le plaisir de la conduite à la souplesse du moteur. Cependant, si vous devez souvent composer avec des routes congestionnées, vous devriez vous tourner vers la boîte automatique. Cette dernière ne demande pour ainsi dire aucun compromis tout en s'avérant plus agréable en zone urbaine.

Au volant, le Wrangler demeure somme toute assez civilisé, même si nombre de ses composantes sont avant tout optimisées pour le hors route. Sa direction se montre plus précise qu'avant, alors que la suspension minimise bien les transferts de poids. La version allongée Unlimited offre un meilleur confort en raison de sa longueur supérieure, sans réduire d’autant ses capacités en hors route. Voilà à mon avis la version à privilégier, d’autant plus que son coût n'est pas démesuré.

Pour les puristes Il existe aussi un autre type de clientèle pour qui le Jeep se veut un véritable jouet. Ces clients n'hésitent pas à se rendre dans les sentiers pour y jouer dans la boue et y gravir montagnes et obstacles. C'est à cette clientèle que la version Rubicon s'adresse, puisqu’elle possède plusieurs équipements hors du commun, notamment un différentiel pouvant être déconnecté de l'intérieur et un élément qui maximise les prestations du véhicule en situations extrêmes. Bref, pour l'avoir mis à l'épreuve à plusieurs reprises, je peux vous dire que le Wrangler peut aisément vous mener là où pratiquement tous les autres prétendants y laisseraient leur pare-chocs...

15 décembre 2014

Les constructeurs nord-américains raffinent leurs stratégies

Fiat Chrysler augmente sa présence

De son côté, Fiat Chrysler (FCA) est un jeune conglomérat formé le 1er août 2014, alors que Fiat a finalisé l’achat des parts restantes de Chrysler et les trois autres marques qui appartenaient au constructeur américain, soit Dodge, Jeep et Ram, pour la somme de 3,65 milliards de dollars. Fiat était déjà propriétaire de 58,5 % des parts de Chrysler. Le constructeur italien a acquis les parts de Chrysler graduellement depuis 2009, l’année où Chrysler s’est mis sous la protection du Chapitre 11 de la Loi sur les faillites.

Cette acquisition a donné à Fiat une présence beaucoup plus importante en Amérique du Nord alors qu’auparavant seuls un modèle Fiat, la marque Ferrari et Maserati, et un autre modèle exclusif Alfa Romeo étaient offerts aux consommateurs ici.

En mai 2014, le Groupe Fiat Chrysler a annoncé un plan stratégique pour chacune de ses marques pour les cinq prochaines années. Le plan ambitieux prévoit l’ajout de 10 modèles Alfa Romeo, dont certains pourraient éventuellement être offerts aux consommateurs nord-américains, deux nouvelles générations des modèles 200 et 300 de Chrysler, ainsi que l’ajout de la berline compacte Chrysler 100 en plus d’une version hybride enfichable de la Chrysler Town and Country.

Le pdg de Chrysler, Bob Nardelli, était très enthousiaste au moment du dévoilement du plan stratégique de FCA. « Ce partenariat transforme en Chrysler en entreprise passionnée pouvant compter sur énormément d’avantages stratégiques », a déclaré M. Nardelli en mai.

FCA a également confirmé lors du dévoilement de son plan stratégique qu’un nouveau modèle Ferrari serait dévoilé chaque année de 2014 à 2018.

Chez Dodge, le plan du groupe Fiat Chrysler prévoit le retrait de la populaire Grand Caravan, tandis que la marque SRT revient dans le giron de Dodge. En 2018, Dodge dévoilera une nouvelle berline, alors que la prochaine génération de la Dart sera dévoilée en 2016. La marque Fiat ajoutera la 500X en 2016 tandis qu’un autre modèle qui n’a pas encore été dévoilé sera également offert au cours des cinq prochaines années. Chez Jeep, les modèles Patriot et Compass seront retirés en 2016, et le lancement d’un nouveau VUS sous-compact, le Renegade, est prévu pour l’an prochain. Un tout nouveau modèle, la Jeep Grand Wagoneer, est prévu en 2018 et de nouvelles générations de la Grand Cherokee, de la Wrangler et de la Cherokee seront également mises en vente au cours des cinq prochaines années.

Maserati offrira un utilitaire sport entièrement nouveau à compter de 2015, tandis que 2016 verra l’arrivée de la nouvelle sportive à deux portes Alfieri. La remplaçante de la GranTurismo sera quant à elle dévoilée en 2018. Finalement, Ram compte produire une nouvelle génération de chacune de ses camionnettes en 2017 et en 2018, et deux nouvelles versions du Ram Promaster, une version diesel et une autre version plus compacte, seront dévoilées à la fin de 2014.

11 décembre 2014

Dodge Journey 2015: Fourgonnette des temps modernes.

Ne m’appelez pas Caravan L’apparence du Dodge Journey n’a presque pas changé depuis son lancement, mais la version Crossroad qui m’a été confiée pendant une semaine est actuellement l’ultime itération de ce multisegment : avec ses énormes roues noires de 19 pouces, sa calandre noircie, ses échappements chromés, sa robe rouge pompier ainsi que les protège-parechoc argentés, la familiale a fière allure. Comme la capacité intérieure oblige une certaine verticalité dans les parois latérales, il ne faut pas s’attendre au style d’un coupé. Cependant, puisque le Journey n’est pas un VUS pur et dur, il n’est pas trop haut sur patte, et l’accès à bord est facile autant à l’avant qu’à l’arrière. Sur les modèles plus basiques, il y a beaucoup moins d’artifices visuels, mais la ligne générale est la même. Peu tape-à-l’œil, le Journey réussit à ne pas trop ressembler à sa consœur Grand Caravan.

La fourgonnette des temps modernes Puisque beaucoup de gens qui ne veulent pas d’une fourgonnette n’en ont jamais conduit une, Dodge n’a pas eu à déguiser la conduite du Journey. En conséquence, le multisegment n’est pas difficile à conduire : le volant est facile à tourner, et l’assistance à la direction est plus que suffisante. Il y a bien un léger flou dans la conduite, mais puisque personne n’utilisera un Journey sur une piste d’autocross, ce ne sera jamais un problème.

Le moteur d’origine est un quatre cylindres de 2,4 litres associé à une boite automatique qui envoie ses 173 chevaux aux roues avant. Cette mécanique est dépassée, mais elle est également très poussive et suffit à peine à déplacer le Journey. Par contre, ce petit moulin permet d’offrir le véhicule de base à moins de 20 000 $. Si vous voulez la traction intégrale (ou accélérer plus vite qu’un escargot léthargique), il faudra vous tourner vers les versions plus équipées : celles-ci ont droit au moteur V6 Pentastar accouplé à une boite automatique à six rapports. Cette motorisation a non seulement beaucoup plus de punch, mais elle est aussi à peine plus énergivore, dépensant moins d’un litre aux 100 km de plus que l’engin de base (selon les données du manufacturier. Dans le vrai monde, nous avons quelquefois vu des Journey à quatre cylindres consommer du carburant à un rythme prodigieux). Le rouage intégral s’active sur demande : dès qu’il sent que les roues avant patinent, le système transfère la puissance aux roues arrière.

Sur la route, le Dodge Journey se conduit comme un véhicule utilitaire sportif qu’on aurait rabaissé de quelques centimètres. Puisqu’il est un peu plus haut que la majorité des voitures, la visibilité est plus que suffisante. Le capot plongeant aide aux manœuvres de stationnement, et la caméra arrière aide à reculer le véhicule dans les endroits les plus exigus. Sur les modèles à moteur V6, on peut sélectionner l’option d’une troisième rangée de sièges : l’espace pour les jambes n’est pas énorme, mais c’est assez pour les enfants. Parlant d’enfants, le véhicule a une fonctionnalité bien pratique pour faciliter l’accès à bord : les portes arrière s’ouvrent à 90 degrés (versus 45 pour une portière ordinaire).

À la fin de la Journey
Puisque le Dodge Journey débute à 19 945 $, plusieurs familles y voient une alternative moderne aux fourgonnettes que leurs parents conduisaient, et elles ont entièrement raison. On en remarque d’ailleurs une énorme quantité sur nos routes. Par contre, même si les versions à moteur V6 sont confortables, puissantes et permettent de tracter une petite remorque, la facture peut grimper rapidement : tel qu’équipé, mon modèle d’essai se vend 41 085 $.

Le Journey est appelé à être modernisé sous peu. D’ici là, la génération actuelle est une bonne affaire, et permettra de transporter toute votre marmaille dans le confort. Un de ses plus grands attraits? Ce n’est pas une Grand Caravan. 

10 décembre 2014

Chrysler utilisera des turbos

C'est ce que fera Chrysler avec son moteur V6 Pentastar. Selon les rumeurs, le constructeur devrait y ajouter un turbo, l'injection directe et d'autres technologies pour en réduire la cylindrée.

Appelé Pentastar Upgrade, cette opération vise à offrir des moteurs de moindre taille (limitant par exemple le 3.6 litres à 3,2 litres), réduisant la consommation mais conservant la puissance de base.

C'est un peu le principe mis de l'avant par Ford avec son Ecoboost.

Le premier véhicule à recevoir ce changement technologique sera le Jeep Grand Cherokee. C'est aussi lui qui avait reçu le Pentastar V6 le tout premier.

Le Town & Country suivra ensuite en 2016 avec les mêmes modifications. On y ajoutera la boite automatique 9 vitesses déjà en opération sur d'autres berlines de la marque.

Avec ces modifications, les réductions de consommation devraient frôler les 25%. Même si rien n'a été confirmé, on prévoit que les autres véhicules de la marque recevront les mêmes modifications.

Rappelons qu'en 2016, les nouveaux standards de consommation CAFE prévoit qu'en moyenne, les flottes véhicules de manufacturiers devront offrir une cote de 6,22 litres aux 100 km. La moyenne actuelle d'un Jeep Grand Cherokee est de 11,8 litres aux 100 kilomètres.

Source: autogo.ca

9 décembre 2014

Jeep Wrangler Unlimited Sahara 2014

Le groupe Chrysler fait un excellent travail de conserver la fraîcheur du Wrangler – euh, je veux dire l'empêcher d'être dépassé. La forme basique ne change pas très souvent, alors que la ressemblance avec le Willys Jeep original est, et a toujours été – assez évidente.

Comme ses prédécesseurs, les portes du Jeep Wrangler 2014 sont amovibles, et avec un peu de graisse de coude, son pare-brise peut être replié sur le capot : je ne sais pas qui voudrait faire ça, mais bon, Chrysler respecte la tradition, et j'aime ça.

En sandwich entre la carrosserie rétro et le châssis en cadre à échelle se trouve une motorisation moderne. Le populaire V6 de 3,6 L constitue le choix de moteurs, mais l'on peut le jumeler à une boîte manuelle à six rapports ou bien à une automatique à cinq rapports. Le V6 développe 285 chevaux et un couple de 260 lb-pi, et permet des performances raisonnables : n'oublions pas qu'il doit traîner près de 2 000 kg, et que le rouage d'entraînement n'est pas tout à fait dépourvu de friction.

Chaque Jeep Wrangler 2014 est équipée d'un système à quatre roues motrices engagé à la main, qui inclut une gamme basse pour s'amuser dans les sentiers. De série, on dispose également de plaques de protection et d'une assistance au démarrage en pente, alors qu'une retenue en descente en pente est ajoutée lorsque la boîte automatique est commandée. La version Rubicon bénéficie aussi d'un essai avant plus robuste, d'un essieu arrière verrouillable, de différentiels autobloquants avant et arrière ainsi qu'une déconnexion des barres antiroulis afin de permettre une grande articulation.

Ai-je besoin de mentionner à quel point le Wrangler peut se moquer d'un terrain accidenté, traverser des cours d'eau et atteindre des endroits où très peu de véhicules peuvent se rendre? En revanche, il sera étonnamment habile pourvu que son conducteur sache ce qu'il fait.

Sur la route, garder le cap à bord du Wrangler n'est plus une corvée comme auparavant, même s'il demeure l'un des véhicules les plus agréables pour les trajets sur l'autoroute. L'empattement plus long de la version Unlimited à quatre portes le rend aussi moins sautillant tout en procurant un habitacle plus spacieux pour la famille.

Le Wrangler peut remorquer jusqu'à 2 000 lb, ou si vous choisissez le rapport de pont de 3,73 offert pour 95 $, la capacité grimpe à 3 500 lb ou 1 588 kg. Toutefois, cette option a un effet négatif sur la consommation de carburant, alors si vous ne prévoyez jamais tirer quelque chose de lourd, il serait sage de garder le rapport de pont de 3,21. Le Rubicon propose un rapport de série de 4,10.

Et concernant l'économie de carburant, le Jeep a besoin de tout l'aide possible. Notre moyenne s'est chiffrée à 13,9 L/100km : c'est définitivement une amélioration notable par rapport aux anciennes générations, mais quand même pas une raison de se péter les bretelles.

Une chose expliquant peut-être la popularité grandissante du Wrangler, c'est son habitacle mieux aménagé. On peut toujours le nettoyer avec un arrosoir, mais notre finition Sahara à l'essai disposait d'une sellerie en cuir et des sièges avant chauffants, un système de navigation, une connectivité Bluetooth et un climatiseur automatique. Le trajet quotidien à bord de ce Jeep s'avère pas mal plus agréable qu'il ne l'était.

Lisez l'article en entier ici.

8 décembre 2014

Fiat Chrysler va lever jusqu'à quatre milliards de dollars

Le groupe automobile Fiat Chrysler (FCA) va lever jusqu'à 4 milliards de dollars au total sous forme d'une augmentation de capital accompagnée d'une émission d'obligations convertibles, a-t-il annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi.

Dans un document déposé auprès du gendarme boursier américain (SEC), le groupe explique qu'il prévoit d'émettre jusqu'à 100 millions d'actions (dont 13 millions dans le cadre d'une option de surallocation) dans le cadre d'une augmentation de capital, ce qui pourrait lui rapporter 1,25 milliard de dollars au maximum.

Les nouvelles actions à émettre correspondent à 7,7 % du capital actuel du constructeur italo-américain.

Cette opération s'accompagnera de l'émission d'obligations convertibles à hauteur de 2,875 milliards de dollars maximum (dont 375 millions au titre d'une option de surallocation).

Cette collecte de fonds est destinée à financer l'activité générale du groupe, selon le document soumis à la SEC.

En outre, la holding Exor de la famille Agnelli-Elkann, premier actionnaire de FCA, a déclaré selon le document du groupe avoir l'intention de souscrire à l'opération afin d'éviter une dilution de sa participation au capital, qui est d'environ 31 %.

Un parterre de banques est chargé du placement, dont JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Barclays, UBS, BofA Merrill Lynch, Morgan Stanley et Citigroup.

FCA avait déjà annoncé fin octobre qu'il émettrait d'ici la fin de l'année un emprunt obligataire convertible d'un montant de 2,5 milliards de dollars maximum.

5 décembre 2014

Dodge Challenger SRT Hellcat: Le souffle coupé

Vous est-il déjà arrivé d’avoir le souffle coupé par la surprise, ou parce que quelque chose accélérait trop rapidement? Un peu comme lorsqu’on prend place sur la piste à bord d’une voiture de course, ou qu’on passe ses week-ends dans les gigantesques montagnes russes des grands parcs d’attractions.

Quand j’ai pris le volant de la Dodge Challenger Hellcat, rien ne m’avait préparé à l’expérience que j’allais vivre. Non, je n’ai pas cond
uit en fou et non je n’ai pas confondu les rues de la ville avec une piste de course, rassurez-vous. Mais ce n’est pas nécessaire. Une simple pression un peu trop prononcée sur l’accélérateur, et vous sentez déjà la pression atmosphérique changer et avez l’impression de vous retrouver au volant d’une fusée, rien de moins.

Vous ai-je dit que le moteur Hellcat, un V8 de 6,2 litres (qui se retrouve aussi désormais sous le capot de certains Dodge Charger) abrite une cavalerie de 707 chevaux, et un couple astronomique de 650 lb-pi. Concrètement, cela signifie tout simplement des accélérations de fusée, et une vitesse de pointe qui doit certainement frôler le mur du son!

4 décembre 2014

VENTES DE NOVEMBRE, COPIE DE CELLES D’OCTOBRE, CHRYSLER CARACOLE EN TÊTE

Dans la foulée des ventes d’octobre, les chiffres de novembre ont confirmé la bonne vigueur du marché automobile en Amérique

Sans réelle surprise, les ventes du mois dernier ont poursuivi et consolidé la tendance observée sur les marchés, à savoir des ventes soutenues pour la majorité des constructeurs.

Autre mois signé FCA

Comme en octobre, les marques du groupe FCA (Fiat Chrysler Automobiles) ont tenu le haut du pavé et la direction a de quoi se réjouir. Les marques Chrysler, Jeep et Ram ont accru de près de 30 % leurs ventes par rapport au même mois l’an dernier. La nouvelle berline Chrysler 200 y est pour beaucoup dans ces résultats très positifs avec des ventes largement supérieures (+155 %) au modèle de la précédente génération. Les Dodge Dart et Jeep Cherokee réalisent également des ventes records en novembre.

Source: autonet.ca

3 décembre 2014

Automobile: le pétrole moins cher et les promotions dopent GM et Chrysler

Les constructeurs automobiles américains General Motors (GM) et Chrysler (groupe Fiat Chrysler) ont enregistré une hausse plus importante que prévu de leurs ventes en novembre, grâce à des promotions et à la baisse des prix du pétrole qui séduisent les consommateurs.

Premier groupe automobile du pays, GM a écoulé 225 818 véhicules le mois dernier, soit une hausse de 6% sur un an, selon un communiqué publié mardi. Cela est supérieur aux 213 000 unités qu'anticipait le cabinet spécialisé Edmunds.com.

Quant à Chrysler, il a vendu 170 839 véhicules le mois passé (+20% sur un an), contre 163 486 unités anticipées. C'est le 56e mois consécutif de hausse des ventes.

«Le battage autour du +Black Friday+ a entraîné une fréquentation dense», a commenté Kurt McNeil, vice-président en charge des opérations de ventes chez GM. Il attribue également cette santé des ventes à une économie américaine solide.

«Davantage de gens ont un emploi sûr, leurs salaires commencent à augmenter, la richesse des ménages également tandis que les prix bas de l'essence à la pompe semblent vouloir se pérenniser sur l'ensemble de l'année 2015», souligne M. McNeil.

Aussi bien chez GM que chez Chrysler, les ventes ont été dopées par la chute des prix de l'essence à la pompe, qui incite les Américains à renouveler leur parc ou à effectuer leur premier achat automobile.

L'essence moins chère pousse les Américains vers les grosses voitures et dans ce contexte d'euphorie, les constructeurs consentent de forts rabais et multiplient les promotions.

Novembre a par ailleurs été marqué par les soldes liées au «Black Friday» («Vendredi noir»), jour non-férié qui suit la fête de Thanksgiving aux États-Unis et qui donne le coup d'envoi des achats des fêtes de fin d'année.

2 décembre 2014

Nette amélioration pour la Chrysler 200

Son design
Sur le plan du design, cette 200 est une nette amélioration par rapport à sa devancière, une vraie cassure sur le plan stylistique. Le constructeur adopte des lignes éminemment plus modernes et plus lisses. Si la partie avant peut paraître un peu anonyme avec sa maigre calandre, l'arrière est particulièrement réussi avec les doubles échappements intégrés au pare-chocs. Bon, on ne révolutionne rien ici, mais on ne peut oublier que cette voiture cherche avant tout à dégager de grands volumes de ventes.

À bord 
Si la signature stylistique extérieure est complètement redéfinie, l'intérieur l'est tout autant. Cette 200 affiche un côté cossu qu'on n'a jamais jusque-là trouvé dans une berline intermédiaire de Chrysler. La planche de bord, originale sans être déroutante, use de matériaux de bonne qualité, dont plusieurs sont souples au toucher. La nacelle de commandes, détachée de l'écran tactile et placée dans un angle plus prononcé, est très ergonomique. Les sièges sont confortables, mais l'espace arrière est moyen.

Sous le capot 
Le modèle mis à l'essai était équipé du V6 Pentastar de 3,6 L. Déployant 295 ch, il est boulonné à la nouvelle transmission à neuf rapports développée par ZF pour les moteurs transversaux. Malgré un grand potentiel sur papier, cette boîte n'offre pas le rendement qu'on attendrait d'une transmission aussi moderne. Hésitante en conduite urbaine, lente en reprises, les changements de rapports ne sont pas réellement francs. Qui plus est, elle ne sélectionne jamais le neuvième rapport, même sur l'autoroute. Le moteur, en revanche, est souple et émet une belle sonorité.

Derrière le volant 
Malgré ses dimensions plus généreuses, cette 200 est construite sur le châssis allongé de la Dodge Dart, lui-même partagé avec l'Alfa Romeo Giulietta. Cette berline a donc du sang italien. On ne peut toutefois dire que cet ADN européen se traduit par un comportement européen. On sent beaucoup le poids de la berline. Son comportement est rassurant, sans être bien sportif. La direction est aussi quelque peu engourdie. La berline n'est donc pas un exemple de dynamisme, même en livrée S, mais propose un bon confort.

Les technologies embarquées 
La 200S est offerte avec un système d'infodivertissement optionnel à Uconnect 8.4A, qui prend pour base un écran tactile de 8,4 po. C'est l'un des meilleurs systèmes offerts sur le marché. L'écran répond rapidement aux commandes, les menus sont clairs et bien découpés et le système de navigation 3D, aussi optionnel, est bien agréable à utiliser. Une molette permet également d'augmenter la rapidité de certaines commandes. Bref, c'est bien pensé, pour ne pas reprendre le slogan d'un concurrent.

Verdict 
La 200 2015 est un grand pas vers l'avant pour Chrysler autant sur le plan technique qu'esthétique. Cette voiture est beaucoup plus aboutie que sa devancière sur pratiquement tous ses aspects. L'ajout de la transmission intégrale optionnelle lui donne une plus-value indéniable, un atout de plus pour se différencier. On a donc droit à un bien meilleur produit. On ne peut toutefois déjà affirmer qu'il s'agit du meilleur choix de la catégorie. Pour ça, elle devra relever son jeu à un niveau légèrement supérieur en tablant sur ses bases tout de même saines.